samedi 17 mars 2007

Tomblaine le Tombeau du Soleil

Il semblerait qu'on ne trouve, en France, que deux endroits nommés Tomb(e)laine. L'un est le célèbre rocher de la baie du Mont Saint-Michel en Normandie, l'autre est le Tomblaine Lorrain, à un gué de la Meurthe, un peu en amont de Nancy. Il y avait autrefois une butte qui a dû être rasée. (on découvrira qu'il n'en est rien et que cette butte est toujours là) Mais le plus curieux est que ces deux endroits sont situés, à un décigrade près, sur le même parallèle: le 54 G. 7 ou 8. C'était probablement un Tombeau de Belenos, dieu solaire gaulois dont le nom a souvent dérivé en "blain", "blaine", etc. (de même que "Blénod"-les-Toul est une probable contraction de "Belenos"). Un Tombeau du Soleil situé en un lieu riche mythologiquement, couplé avec le Sânon, confluent de la Meurthe un peu en amont du site. Sânon dont la forme ancienne (VIIe siècle): Cernunus, contient le nom d'un des principaux dieux celtiques lié à la métamorphose animale: Kernunos. Comme le Tomblaine Normand a une butte jumelle: le Mont Saint-Michel-au-péril-de-la-mer, le Tomblaine Lorrain a son "Pain de Sucre" (l'auteur s'est-il trompé ? Le Tomblaine Lorrain a également son Mont Saint Michel à Toul). Le site de Tomblaine est lié à la Gueule du Loup de Malzéville-Sainte Geneviève. Sur une des plaques du chaudron de Gundestrup, où figure en bonne place Kernunos, le loup est associé à un personnage gigantesque qui plonge les guerriers morts dans un récipient magique, sorte de chaudron de résurrection. Ces guerriers, ressucités par leur passage dans le chaudron merveilleux, en ressortent désormais muets. Le loup est associé à l'idée de passage des mondes et de franchissement du seuil de la mort. Une croyance tenace veut aussi que "rencontrer ou simplement apercevoir le loup" peut faire perdre l'usage de la parole, et cette croyance n'est pas une simple symbolisation de la peur du loup, loup dont la gueule dévore le soleil. De plus, en Lorraine Sainte-Geneviève était invoquée pour se protéger des loups. Le site Tomblaine-Sainte-Geneviève a donc bien toutes chances d'être un Tumulus Beleni, un tombeau du soleil, au même titre que le site Tomblaine-Mont Saint-Michel en Normandie. On peut rechercher une présence gigantale dans les environs. Et nous trouvons Lay-Saint-Christophe. Saint-Christophe, le géant chrétien qui porte le Christ (Christophoros: le Porte-Christ), et donc indirectement le soleil. Et Saint-Christophe (qui était anciennement représenté avec une tête de chien !) était justement l'un des principaux adversaire de Gargan(tua), "fils spirituel" de Belenos.

Tomblaine
(TUMBELLA, TUMULUS ALANORUM):

sortie sud de Nancy

Village de l'ancien duché de Lorraine, sur le bord de la Meurthe, à 3 kilom. S.-E.-E. de Nancy (ouest), chef-lieu du canton et de l'arrond. Pop.: 590 hab., 60 élect. cens., 12 cons. mun., 158 feux. Nombre d'enfants: 72 en hiver, 50 en été. Surf. territ.: 613 hect. ; 375 en terres lab., 125 en prés, 6 en vignes, 55 en bois. Tuilerie, four à chaux, féculerie, fabrique de draps, moulin à grains. Ecart: Ste.-Marguerite. Lettres par Nancy.

Anc. pop.: 1710, 46 hab., 3 gar. ; 1802, 401 hab., 1822, 524 hab.; 117 feux. - Anc. div.: 1594 et 1710, fief, prév. et bail. de Nancy; 1751, bail., maît. et gén. de la même ville, cout. de Lorraine ; 1790, canton et dist. de Nancy. - Spir.: Ann. d'Essey, doy. du Port, dio. de Toul ; 1778 ,év. de Nancy.

En 1263, Miles de Vandières, seigneur d'Essey, reprit du duc Ferry le village de Tomblaine et moitié du moulin de ce lieu, mouvant de Geoffroy de Rosières. En 1379, Aubert, bâtard de Lorraine, échangea avec le duc Jean ce qu'il avait à Richardménil et Ludres, contre ce que le duc possédait à Essey, St.-Max, Dommartemont et Tomblaine.

Selon quelques antiquaires, les Alains auraient été taillés en pièces par les troupes romaines du camp de Dommartemont et d'Afrique, près du village de Tomblaine, et on aurait donné au lieu du combat le nom de Tombeau des Alains (Tumulus Alanorum), pour perpétuer le souvenir d'un événement aussi remarquable. Suivant M. Beaulieu, le nom de ce village, en langue gallique, signifierait un lieu élevé situé près d'un marais ou d'un amas d'eau (Tom, Tomm ou Tum, digue, levée, chose grande, ou boue, limon, source ; Blaen ou Blen se traduit par tête, frontière, lieu élevé). Le sol de ce village, qui est composé de sable et d'argile, a dû être beaucoup plus élevé il y a deux mille ans qu'aujourd'hui, et il a pu être entraîné en partie par les eaux des pluies ou celles de la rivière. Quant à l'amas d'eau qui aurait autrefois existé près de Tomblaine et sur l'emplacement de la prairie de Nancy, c'est un fait devenu incontestable par l'étude du terrain et les découvertes faites dans les frondrières de cette prairie. Elle était autrefois couverte de marécages et de bois qu'une inondation aura tout-à-coup bouleversés en recouvrant le sol d'une couche de terre végétale entraînée des coteaux voisins.

La vue du village de Tomblaine a été gravée par Callot et Israël Sylvestre. M. le maréchal Molitor y possède un château qui n'a rien de remarquable, et qui appartenait autrefois au munitionnaire Cerf-Beer. On passait autrefois la Meurthe, à Tomblaine, sur un bac, remplacé maintenant par un beau pont en pierre de cinq arches en maçonnerie, de 12 mètres 70 centimètres d'ouverture chacune ; il a été construit, par voie de concession de péage, pendant 99 années, par M. le baron Buquet. Les travaux ont commencé le 1er février 1842 ; la première pierre a été posée le 2 juillet, et la dernière clé, le 6 septembre de la même année. Le passage était autorisé et le péage perçu le 6 octobre 1842. La réception a eu lieu le 10 juin 1843, en présence de M. le préfet et de plusieurs habitants notables de Nancy, par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées du département, assisté de l'ingénieur ordinaire de l'arrondissement du Midi. Les travaux de ce pont ont été habilement conduits et exécutés par M. Solet, architecte entrepreneur à Nancy.

L'inscription suivante, gravée sur une plaque de cuivre, a été posée sous la quatrième assise, aval, de la culée, rive gauche:

Louis-Philippe Ier, roi des Français,
J.-B. Teste, ministre des travaux publics,
A.-V. Legrand, sous-secrétaire d'état,
Lucien Arnault, préfet de la Meurthe,
J. Jaquiné, ingénieur en chef,
Charles Duhoux, ingénieur d'arrondissement,
Baron Alfred Buquet, concessionnaire,
A.-F. Solet, architecte entrepreneur.
La première pierre de ce monument a été posée

le 2 juillet 1842,
par M.lle Marie Buquet.

Près de Tomblaine était l'ermitage Ste.-Marguerite.

TOMBLAINE (RUISSEAU DE):

Il a sa source au-dessus de Saulxures, passe à Tomblaine où il alimente une filature de laine, une de coton et un foulon, et se jette dans la Meurthe après un cours de 4800 mètres.



Le Lever du Soleil

Le soleil se lève pendant une partie de l’année suivant le schèmas suivant:



Essayons de faire une première description de ce que pouvaient représenter le relief de côte des plateaux autour du plateau de Malzéville pour les Leuques et tentons de donner un nom à la divinité qu’elles symbolisaient mythologiquement :

Saint-Christophe existe bien dans le relief des dessins des côtes et de façon gigantesque. Sur la carte IGN 3414 OUEST Saint-Christophe est délimité par le Bois de l'Aulnois, la Rèle des Côtes, le Haut bois, l'oeil de la tête de chien se trouve à Jérichos, le nez, les névaux, Bouxières-aux-Dames, Bois de Chanois, la gueule par le Bois de la Falizière et le coup par la Basse lay. La tête de chien semble tenir dans ses pattes un bébé, Lay-Saint-Christophe (le Christ ou plutôt le soleil). En réalité, au lever du soleil, vers 8 heures, on a l'impression que le relief des dessins des côtes tient le soleil dans ses mains et le lâche ensuite pour l'aider à lui faire passer la Meurthe vers 9 heures. C'est exactement la définition de Saint-christophe aidant Jésus Christ à passer une rivière. Bouxière-aux-Chènes, Moulin, délimitent des feuilles de chênes sur laquelle est déposée la tête de la bête. Gargantua pourrait être le monstre en face formé par le Plateau de Haye qui s'opposerait donc bien a Kernunos. Gargantua est délimité par les côtes de Frouard, Champigneulles avec les Bois du Molmont et les Telintes. Le soleil sort tous les matins d’hiver de la Gueule du Loup en face de chez moi et envoie ses rayons dans toute la vallée, à son zénith, il passe par la Gueule d'Enfer et va s’éteindre au couchant derrière Liverdun. Ce lieu dit “ Gueule d’Enfer ” semble indiquer la direction du NORD, donc de l’étoile polaire à la nuit venue, que GARGANTUA regarde (le relief de côte du plateau de Haye longeant la ville de Frouard), hors GARGANTUA (dieu du soleil couchant) représente l'ENFER, voilà peut-être une nouvelle explication de cette étrange toponymie Celtique.

Il y a une rue dans le vieux Saint Max appelé le point du jour (tout comme à Nancy autrefois avec la rue Trouillet), un peu plus bas que l'église, juste en face de Tomblaine. Cette rue sert à déterminer la position exacte d'où vient le point du jour au solstice d’hiver. Il suffit pour cela de se positionner juste à l'entrée de celle-ci, perpendiculairement à le rue qui monte au vieux Saint Max. Le soleil semble sortir de la ville de Tomblaine à son lever. Tomblaine est pareil à un tombeau d'où le soleil réssucite tous les matins et meure tous les soir derrière le Mont Saint Michel de Toul dans "le Chaudron" à Foug. Maintenant, où se trouve la position exacte du tombeau du soleil ? Je vous invite à lire mon expédition du 7 Avril 1997 à Saulxure pour en avoir la réponse.

Voici donc la fameuse butte de l'auteur de "La Lorraine de L'étrange" qui croyait qu'elle avait été rasée ! Derrière elle, lorsque l'on y va de bon matin, on voit un spectacle extraordinaire de la sortie du soleil de son tombeau ! Il y a un vallon derrière, formé par le bois du rat et le champ du haut, là est le tombeau. Le point d'observation se situe au croisement des chemins définit comme suit: celui qui monte du champ du haut vers le Vervau et celui qui sort du bois de Saulxures et va au Ménil.

Le Samedi 22 Mars 1997, à 20 heures, trois jours avant la pleine Lune, la veilles des Rameaux, la Lune se lève exactement comme le soleil, elle suit le même trajet pour passer au-dessus de la Meurthe à 21 heures.

Le plateau de Haye correspond à Gargantua. Du côté de Frouard, la première tête de Gargantua, Hermès regarde le levant, qui se trouve à Lay-St-Christophe ;

Le plateau du grand Couronné correspond à Kernunos. Du côté de Bouxières-aux-Dames, Kernunos regarde le couchant, c'est-à-dire Frouard ;

Cette idée d’appeller le Grand Couronné Kernunos m’est venue en étudiant un livre sur les symboles. L’auteur y indique qu’un symbole en appelle un autre et le symbole du Loup appel celui du cerf en tout premier lieu. Hors le plateau du Grand Couronné décrit effectivement une sorte de cerf ou de daim avec une corne longeant son corps. De là m’est venue l’idée de lui associer un nom de divinité à consonnance celtique. Cette constation de forme approximative animale du Grand Couronné va être le départ de toute l’étude qui va suivre car à chaque fois je m’y prendrai de la même magnière en observant précisément le dessin que forme le relief de côte autour du plateau et je tenterai de le baptiser par un nom qui se rapprochera le plus présicément de ce qu’il représente en recherchant un nom qui correspondra en plus mythologiquement à son contexte géographique par rapport au parcourt du soleil et lorsque je ne le trouverai pas, je tenterai de le retrouver dans les lieux dits entourant le plateau étudié.

Le Zénith du Soleil en hiver

Le Zenith, en hiver, semble se situer à la forêt De Haye, une estimation toute personnelle le positionnerait au carrefour des cinq tranchées sur la carte IGN 3315 EST. Ce point est en effet à mis chemin entre le bois de Saulxure/Pulnoy et le Mont Saint Michel. Le soleil se déplaçant d'Est en Ouest, ce parcours me semble satisfaisant. Ce qui est à remarquer, c'est la disposition particulière des carrefours de la Forêt de Haye, on trouve sur la route de Frouard le lieu dit Les Quatre Marroniers, le Rendez-vous du Gascon, etc. Ces carrefours sont à peu près disposés de la même manière dans tous le territoire des Leucs. La route de Frouard des Rays semble être une délimitation du Zenith et des autres moments de la journée.

Les villes du Tombeau du Soleil d'aprés Henri Lepage

Cercueil
(SARCOFAGUS, OURCHES): Aujourd'hui CERVILLE

Village de l'ancien duché de Lorraine, dans un vallon, à 15 kilom. E. de Nancy, chef-lieu de l'arrond., 9 N. de Saint-Nicolas, chef-lieu du canton. Annexe de Velaine-sous-Amance. Pop: 303 hab., 30 élect. cens., 10 cons. mun., 78 feux. Nombre d'enfants: 41 en hiver, 5 en été. Surf. terri.: 614 hect. en terres lab., 80 en prés, 8 en vignes, 40 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 18 hectol., en orge 15, en seigel 18, en avoine 30 ; planté en vignes, 160. Lettres par St.-Nicolas.
Anc. pop.: 1710, 36 hab., 11 gar. ; 1802, 240 hab. ; 1822, 279 hab., 66 feux. - Anc. div.: 1594, prév. d'Amance, bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cour souv. et cout. de Lorraine ; 1790, canton de Buissoncourt, dist. de Nancy. - Spir.: Doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Le village de Cercueil est assez ancien: des seigneurs de ce nom existaient déjà au XIIIe siècle ; dans un Mémoire imprimé au commencement du XVIIIe siècle, et "servant de réponse pour le comte d'Ourches contre le commandeur de St.-Jean de Nancy, il est question d'un titre de 1296 dans lequel un certain Liébaut de Cercueil s'oblige à une redevance de quelques resaux de blé envers les chevaliers du Temple ou leurs ayant cause." En 1317, un gentilhomme de Foug fait ses reprises, pour la terre de Cercueil, d'Edouard, comte de Bar. Stanislas l'érigea en comté, le 4 mars 1765, et cette terre, à laquelle celle de La Neuvelotte fut unie, prit le nom d'Ourches. Les membres de cette noble famille, dont ne descendaient pas les derniers seigneurs de ce nom, se sont rendus célèbres dans notre histoire: nous avons vu (article Amance ) comment Lambirin d'Ourches, par sa courageuse fidelité, conserva la couronne au malheureux duc Thiébaut. Le comté d'Ourches s'étendait sur une partie des terres d'Amance, Laître, Bouxières-aux-Chênes, Ecuelle et Moulins. On voit, par l'Etat du Domaine, que le Roi, qui en était seigneur pour partie, avait droit d'y mettre et recevoir hommes et bourgeois, d'y créer un maire et un sergent, et qu'il lui était dû 10 sous par feu, plus 2 resaux d'avoine et une poule, pour droit de sauvegarde. Cercueil possédait autrefois un hôpital, et, sur son territoire, un ermitage depuis longtemp détruit ; mais ce village a conservé, quoique défiguré, son château et la chapelle castrale ; il y avait aussi un moulin alimenté par les eaux de sources réunies, et qui formaient un étang ; ces eaux ont disparu. Des fouilles faites dans la cave d'une maison particulière, il y a 60 ans ( de 1843), ont fait découvrir un mortier en pierre, qui existe encore, et plusieurs squelettes: on présume que les Templiers avaient fondé un établissement dans ce lieu, et qu'ils le desservaient. En 1838, M. le comte de Rutant fils a trouvé, dans un champ dit l'Averseau, situé sur le versant d'un coteau dont la pente s'étend au nord, vis-à-vis d'Amance, trois squelettes d'hommes. L'examen de ces ossements a fait penser qu'ils avaient dû appartenir à des jeunes gens de 20 à 30 ans, de la taille d'un mètre 755m. Ils étaient placés parallèlement et côte à côte, les pieds tournés au levant, et ayant chacun un sabre entre les jambes et un poignard sur le côté droit de la poitrine. Une couche de 0,487m de charbon et de tuiles brisées les recouvrait, et paraissait s'étendre en ligne droite sur une longueur de 200 pas environ, les tuileaux étaient de deux sortes, savoir: 1.° des fragments de tuiles romaines servant aux couvertures ; 2.° des morceaux de briques en forme de tronc de pyramide à 6 faces, dont la base avait 0,217m carrés, et l'épaisseur, 8,108m. Ces briques étaient en grand nombre ; elles ont probablement servi à former un pavé. D'autres objets curieux, parmi lesquels une lame de sabre, en langue de carpe, un anneau en forme de cône tronqué, qui servait probablement à contenir le baudrier du sabre, etc., ont encore été recueillis par M. le comte de Rutant. (Rapport de M. Paul Laurent, inséré dans les Mémoires de l'Académie de Nancy. 1838.)

CERCUEIL: SUPPLEMENT

Les quatres pages supplémentaires envoyées à nos souscripteurs, et dans lesquelles se trouve l'article Cercueil, sont destinées à réparer une erreur commise à l'égard des membres de la famille d'Ourches qui, contrairement à ce que nous avions avancé, descendent de Lambirin d'Ourches. (Voyez le mot Ourches.)



Lenoncourt

(LENONIS - CURIA, LENONIS-CURTIS OU LENONCURIA):

Village de l'ancien duché de Lorraine, à droite de la Rouanne, à 11 kilom. E. de Nancy, chef-lieu de l'arrond., 5 N.-N.-E. de St.-Nicolas, chef-lieu du canton.

Pop: 521 hab., 52 élect. cens., 12 cons. mun., 138 feux. Nombre d'enfants: 82 en hiver, 33 en été. Soeur de la Doctrine-Chrétienne. Bureau de charité. Surf. territ.: 692 hect. en terres lab., 121 en près, 29 en vignes, 219 en bois, 12 en jardins, vergers et chènevières. L'hectare semé en blé peut rapporter 17 hectol., 50 litres, en orge et en avoine 20, en seigle 15 ; planté en vignes, 85. Culture des céréales et de la vigne. Elève des porcs et des moutons. Lettres par St.-Nicolas.

Anc. pop.: 1710, 68 hab., 11 gar. ; 1802, 458 hab. ; 1822, 479 hab., 121 feux. - Anc. div.: 1594 et 1710, fief, prév. et bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Buissoncourt, dist. de Nancy. Par suite d'une délibération de l'assemblée du conseil du département de la Meurthe, le 24 novembre 1790, Lenoncourt devint le chef-lieu d'une assemblée primaire pour Réméréville, Cercueil, Gellenoncourt, Buissoncourt, Haraucourt, Bosserville, Art-sur-Meurthe, Velaine-sous-Amance. - Spir.: Doy. du port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Le village de Lenoncourt a donné son nom à l'une des plus anciennes et des plus illustres familles de la province ; selon les uns, elle tire son origine d'Odelric de Nancy, frère de Gérard d'Alsace (1069) ; selon d'autres, de Drogon de Nancy, ministre et confident du duc Simon Ier. On ignore, dit D. Calmet, à quelle époque les seigneurs de Nancy échangèrent cette seigneurie contre celle de Lenoncourt ; ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils ne portèrent ce dernier titre que vers le XIIIe siècle. La maison de Lenoncourt, qui a fourni à l'église des évêques, des archevêques et des cardinaux, porte d'argent à la croix engrelée de gueules. Robert de Lenoncourt fut évêque de Metz, puis archevêque de Rheims et mourut en 1531 ; Louis de Lenoncourt, grand veneur de Lorraine, fut tué au siège de Stenay, en 1593 ; Jean de Lenoncourt, grand maître de la garde-robe du duc Léopold, mourut à Nancy en 1793. La terre de Lenoncourt vint aux Sublet d'Heudicourt par le mariage de l'héritière de Lenoncourt de Serres, et ensuite acquise, vers la fin du siècle dernier, par le marquis d'Adhémar. Les Archives renferment quelques titres où il est fait mention de ce village: En 1251, Renaut, comte de Castres, sire de Bitche, reconnaît tenir ligement de Catherine, duchesse de Lorraine, et de Ferry, son fils, tout ce qu'il a à Lenoncourt, Saulxure et Marsal. En 1294, Ferry de Rosières échangea avec le duc Ferry ce qu'il possédait à Rosières et en la saline de ce lieu, contre ce que le duc avait à Lenoncourt. Enfin, en 1343, Gérard de Nancy, chevalier, seigneur de Lenoncourt, reconnut tenir de Raoul sa maison forte (château) de Lenoncourt, la ville et le ban, "ligement, devant tous, aidable et réceptable à tous les besoins du duc, et après lui les hoirs." La chapelle castrale, qui renferme plusieurs tombes, recouvre un caveau où sont déposées les dépouilles mortelles des anciens seigneurs de Lenoncourt ; mais leurs écussons et leurs armoiries ont été mutilés à l'époque de la révolution. Une voie romaine, qui suivait probablement les rives de la Meurthe et de la Moselle jusqu'à Scarpone, passait sur le territoire de cette commune.

Pulnoy

(PULNETUM, PULLENOY)

Petit village de l’ancien duché de Lorraine, 7 kilom. S.-E.-E. de Nancy (Est), chef-lieu du canton et de l’arrond. Annexe de Seichamps. Pop: 124 hab., 12 élect. cens., 10 cons. mun., 29 feux. Nombre d’enfants: 30 en hiver, 10 en été. Surf. territ.: 371 hect. ; 233 en terres lab., 62 en prés, 1 en vignes, 64 en bois. Lettres par Nancy.

Anc. pop.: 1710, 12 hab. ; 1802, 80 hab., 20 feux.
Anc. div.: 1594 et 1710, prév. et bail. de Nancy ; 1751 bail., maît. et gén. de la même ville, cout. de Lorraine, 1790, canton de Champenoux, dist. de Nancy.
Spir: Ann. de Seichamps, doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Ce village renfermait, en 1710, deux maisons seigneuriales et deux maisons-fiefs. Le seul titre des Archives où il en soit fait mention est un acte de reprise daté de 1625. Les de Rutant en étaient seigneurs dans le siècle dernier.

Saulxures-les-Nancy

(SALSURIAE, SAUSSURIAE)

Village de l’ancien duché de Lorraine, à 6 kilom. de Nancy (Est), chef-lieu du canton et de l’arrond. Pop.: 425 hab., 43 élect. cens., 10 cons. mun., 103 feux. Nombre d’enfants: 83 en hiver, 32 en été. Soeur de la Doctrine-Chrétienne. Surf. territ.: 704 hect. ; 386 en terres lab., 68 en prés, 4 en vignes, 202 en bois. Lettres par Nancy.

Anc. pop.: 1710, 44 hab., 11 gar. ; 1802, 275 hab. ; 1822, 314 hab., 75 feux.
Anc. div: 1594 et 1710, fief, prév. et bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de la même ville, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Champenoux, dist. de Nancy.
Spir.: Doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Le village de Saulxures est ancien ; car nous voyons figurer un seigneur de ce nom (Théodoricus de Saussurüs) dans la confirmation des biens de l’abbaye de Beaupré par le duc Simon, en 1176. En 1251, Renaud, comte de Castres, reprend de Catherine, duchesse de Lorraine, Saulxure et Marsal. En 1273, le duc Ferry reconnaît que le sire Waltier d’Essey est son homme et tient de lui tout ce qu’il possède à Essey, et lui octroie, en accroissement de fief, la faculté de construire un four à Saulxures. En 1710, il y avait un fief et une maison seigneuriale qui fut et est encore habitée par la famille de Rutant. Mengin Schouel, né à Saulxures, prit le nom de ce lieu. Il fut annobli par René II, en 1503, fut fauconnier du roi, capitaine prévôt, gruyer et receveur de Bouconville. On peut voir, dans le Nobiliaire de Lorraine, de dom Pelletier, les noms des descendants de ce seigneur.

Seichamp

(SICCUS-, CAMPUS)

Village de l’ancien duché de Lorraine, près de la route royale n°74 de Châlons-sur-Saône à Sarreguemines, à 7 kilom. N.-E. de Nancy (Est), chef-lieu du canton et de l’arrond. Pop.: 408 hab., 41 élect. cens., 10 cons. mun., 80 feux. Nombre d’enfants: 79 en hiver, 25 en été. Surf. territ.: 425 hect. ; 356 en terres lab., 37 en prés, 8 en vignes. Tuilerie, four à chaux. Lettres par Nancy.

Anc. pop.: 1710, 28 hab., 10 gar. ; 1802, 288 hab. ; 1822, 343 hab., 70 faux.
Anc. div.: 1594 et 1710, fief, prév. et bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Champenoux, dist. de Nancy.
Spir.: Doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Le village de Seichamps, autrefois éloigné de près d’un kilom. de la route, et qui étend aujourd’hui ses habitations jusque sur cette route, est ancien ; il en est question, en 1076, dans un privilége accordé par Pibon, évêque de Toul, au prieuré de Laître-sous-Amance. En 1294, Vautrin de Rosières échange, avec le duc de Lorraine, ce qu’il possédait ès ville et saline de Rosières contre ce que le duc avait à Seichamps et Bouxières-aux-Dames. En 1572, Melchior Henri, secrétaire d’Etat sous Charles III, acheta cette seigneurie de Jean, comte de Salm, et prit le nom de Seichamp.

Laneuvelotte

(NOVA VILLULA, NEUFLOTTE)

Village de l’ancien duché de Lorraine, route royale n°74 de Châlons-sur-Saône, à Sarreguemines, à 11 kilom. N.-E. de Nancy (Est), chef-lieu du canton et de l’arrond. Pop.: 222 hab., 22 élect. cens., 10 cons. mun. 55 feux. Nombre d’enfants: 34 en hiver, 18 en été. Soeur de la Doctrine-Chrétienne. Surf. territ.: 905 hect. ; 556 en terres lab., 128 en prés, 2 en vignes, 195 en bois. Ecarts: La Bouzule, Voirincourt. Lettres par Nancy.

Anc. pop.: 1710, 36 hab., 19 gar. ; 1802, 232 hab. ; 1822, 224 hab., 52 feux.
Anc. div.: 1594 et 1710, fief, prév. et châtellenie d’Amance, bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Champenoux, dist. de Nancy.
Spir.: Doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.

Les plus anciens titres où il soit question de ce village (sous le nom de Neuflotte) sont de 1546 et 1664 ; ils n’offrent aucun intérêt. Laneuvelotte était annexe de Laître, mais l’éloignement de ce lieu et les débordements fréquents de l’Amezule, qui interceptaient les communications, le firent, en 1606, ériger en cure, qui était à la nomination du seigneur.

Un usage religieux et particulier s’observe dans cette commune et dans quelques autres du voisinage: le jour de Pâques, à trois heures du matin, un grand nombre de fidèles se réunissent dans l’église, au son des cloches, pour y chanter les louanges de Dieu: cette cérémonie s’appelle la Résurrection.

On voit, dans cette commune, les restes d’un château devenu ferme ; les tours sont conservées, mais abaissées et coiffées de toits modernes ; la porte est rustiquée comme au commencement du XVIIe siècle ; les fossés sont convertis en jardins, et les murs d’appui à des espaliers. L’église, construite en 1587, a été bénite par M. Christophe de la Vallée, évêque de Toul ; consacrée, en 1626, par M. Christophe de Gournay, suffragant de Toul ; à côté du coeur, se trouve l’ancienne chapelle des seigneurs, sous laquelle est un caveau qui leur servait de sépulture. Cette chapelle n’a rien de remarquable.

Ourches

La noble et illustre famille d'Ourches, qui possédait de grands biens dans notre province, eut pour premier représentant connu en Lorraine, Lambirin d'Ourches, dont nous avons parlé ; celui-ci descendait des sires de Joinville et épousa l'héritière d'Ourches, à condition d'en porter le nom et les armes. Aubert d'Ourches, qui avait épousé une parente du capitaine Baudricourt, parut, comme témoin, dans le procès de Jeanne d'Arc. C'était lui qui conduisait les hommes d'armes que la Lorraine fournissait à la France. Pendant l'invasion des Suédois, le jeune d'Ourches fut caché, comme un second Moïse, au milieu des joncs qui croissaient dans les fossés du château ; il eut deux fils, l'un dit de Tantonville, l'autre de Cercueil ; sa fille épousa le marquis de Choisy. Le d'Ourches dont nous venons de parler fut colonel-propriétaire d'un régiment de son nom, avec lequel il forma le premier régiment de carabiniers en France ; il devint lieutenant-général des armées du roi. Son fils, d'Ourches de Tantonville, fut premier chambellan du comte de Provence et ses enfants eurent la survivance de sa charge. La maison d'Ourches porte d'argent au lion de sable, lampassé, allumé et couronné de gueules.

3 commentaires:

JL Dourches a dit…

Il faut séparer la famille d'Ourches issue de la région de Vaucouleurs (Ourches sur Meuse), barroise, de celle de Cercueil en lorraine. Voir le procès pour usurpation rapporté par l'historien Digot: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k335580/f234
De plus, aucun Aubert (ils sont 3 entre 1390 et 1440) n'épousa une parente de Baudricourt, et la seule terre qu'il posséda hors barrois fut une saline à Moyenvic, après 1431 et le rattachement à la lorraine.
Pendant l'invasion des suédois, les chevaliers d'Ourches servaient à La Mothe ou dans la garde rapprochée du duc Charles. A cette époque pendant l'invasion française, (1650) la famille Douche de Cercueil du prouver sa noblesse au Roi de France sous ce seul patronyme (Douche sans "r").
Les armes citées dans l'article sont celles de Charles de Cercueil, décrites au procès de 1710 et rapportées par les historiens à cette époque.
Les armes des chevaliers d'Ourches (sur Meuse) sont décrites dans le Martirologe des chevaliers de Malte de 1643 pour deux chevaliers dont un tué à Lépante en 1579, soit 130 ans avant le procès cité.
Ils portaient d'or au lion de sable, sans aucun autre meuble.

Maijer a dit…

Passionnant !
Je n'ai pour le moment que vaguement suivi ton périple et en tant que lorrain et paien, je m'en trouve très etonné qu'une telle recherche put être faite !

Je suivrais donc pour commencer tes traces...A la gueule du loup !

Cordialement

Anonyme a dit…
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